Les musiciens

   Emmanuel JACQUES
Violoncelle – direction musicale

Né en 1974 à Aubervilliers, Emmanuel Jacques a 15 ans lorsqu’il est saisi d’admiration à l’écoute des Suites de Bach par le violoncelliste Anner Bijlsma. Il décide alors de se spécialiser dans le jeu sur violoncelles anciens et cordes en boyau en autodidacte d’abord, avant d’entrer en 1993 dans les classes de violoncelle baroque de David Simpson et de musique de chambre de Jean Tubéry au CRR de Paris.

Emmanuel Jacques

Depuis son Premier Prix en violoncelle baroque et musique de chambre dans la classe de Christophe Coin au CNSMDP (1997, mention très bien), il est l’invité régulier des formations de musique ancienne les plus dynamiques de la scène européenne : « Les Talens Lyriques » dont il est violoncelle solo depuis 2007, « Insula Orchestra » dont il est violoncelle solo depuis 2012, « Les Basses réunies« , « Accademia Bizantina« , « Café Zimmermann« , « Stradivaria », « Le Concert des Nations« , « Le Poème Harmonique« , « Amarillis », « Le Parlement de Musique« , « La Chambre Philharmonique ».

Aussi bien en continuo d’opéra, qu’en orchestre, en musique de chambre ou en répertoire solistique, Emmanuel Jacques s’attache à travailler la matière instrumentale pour en extraire une vocalité « idéale ». Cet attrait pour le son d’ensemble s’associe à un désir de soumettre l’instrument et le musicien au service de la musique et de son concepteur. Ce principe guide son travail en orchestre depuis près de 20 ans qu’il arpente le milieu de la musique ancienne. C’est cette même passion pour le son qui alimente ses recherches d’instruments auprès des grands luthiers et archetiers européens. Depuis 2014, il est professeur de violoncelle baroque au CRR de Versailles et partage avec ses élèves ses méthodes de recherche techniques et interprétatives.

Pour poursuivre son apprentissage de l’alchimie instrumentale, Emmanuel Jacques s’oriente aujourd’hui vers l’exploration du répertoire chambriste. En 2007 il est membre fondateur du « Quatuor Ruggieri », quatuor sur instruments anciens qui se consacre à la musique classique et pré-romantique (deux parutions discographiques de quatuors de George Onslow, pour les labels AgOgique en 2012 et Aparté en 2015). En 2013, il grave avec la claviériste Maude Gratton l’intégrale des sonates pour violoncelle et pianoforte de George Onslow (Label Mirare). Il participe régulièrement aux enregistrements en formation de chambre du violoncelliste Bruno Cocset. Il crée en 2015 avec la violoniste Gilone Gaubert-Jacques l’ensemble « Les Heures du jour », un espace de recherche taillé sur mesure pour leur aspiration commune à servir la musique.

Il joue un violoncelle de Jacques Boquay fait en 1726.

 

   Gilone GAUBERT-JACQUES, Violon

 

Diplômée du Conservatoire Régional de Bordeaux en piano (1er prix), Gilone Gaubert-Jacques étudie parallèlement le violon, notamment avec Robert Papavrami, puis avec Maryvonne Le Dizès au Conservatoire Régional de Boulogne-Billancourt où elle obtient un 1er prix à l’unanimité. Afin de compléter son cursus musical, elle intègre aussi la classe d’accompagnement piano de Solange Chiapparin au Conservatoire de Fontenay-sous-Bois.
Admise dans la classe de violon de Devy Erlih au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (CNSM), elle en sort en 1995 récompensée par le diplôme de Formation Supérieure.
Passionnée par l’interprétation du répertoire de musique ancienne sur instruments d’époque, elle approfondit cette spécialisation auprès de Patrick Bismuth et Christophe Rousset au CNSM de Paris et y obtient en 1998 le diplôme de Formation Supérieure.

Gilone-Gaubert-Jacques

Depuis 2005, elle est violon solo de l’ensemble « Les Talens Lyriques » dirigé par Christophe Rousset, avec lequel elle a pu se produire comme soliste dans des concertos de Bach. Elle est, par ailleurs, invitée comme violon solo par « Le Parlement de Musique » de Martin Gester (avec qui elle a participé également à la formation de l’orchestre baroque d’Ambronay). Elle a aussi régulièrement joué avec l’ensemble « Amarillis » (Dir. Héloïse Gaillard), « La Petite Simphonie » (Dir Daniel Isoir) et « La Chambre Philharmonique » (Dir. Emmanuel Krivine).
Aimant enseigner, elle est professeur de musique ancienne au Conservatoire de Chantilly. Parallèlement, pour faire suite à ses études pianistiques et toujours dans la recherche d’authenticité d’une interprétation sur instrument d’époque, elle se passionne pour le pianoforte.

Gilone Gaubert-Jacques est membre fondateur du « Quatuor Ruggieri », quatuor à cordes actif de 2007 à 2015, spécialisé dans le répertoire classique et romantique sur instruments d’époque dont deux enregistrements discographiques dédiés à George Onslow, sortis en 2012 sous le label AgOgique et 2015 sous le label Aparté ont reçu l’accueil très favorable de la presse.

Elle joue sur un violon de Jacques Boquay, Paris, 1715, ainsi que sur un violon d’Alessandro Mezzadri, Ferrare, 1720.

Les musiciens invités