Archives de catégorie : Les programmes

Des cordes à l’anche

Des cordes a l'anche

◊ František KRAMAR-KROMMER (1759-1831), Quartetto I en do majeur
◊ Joseph HAYDN (1732-1809), Trio à cordes opus 53 numéro 1 en sol majeur 
◊ Jean-Chrétien BACH (1735-1782), Quartetto II en mi♭ majeur
◊ Hyacinthe JADIN (1776-1800), Trio à cordes n°3 en fa majeur
◊ Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791), Quatuor en fa majeur, K.370

Ce programme est un pied de nez au traditionnel quatuor à cordes : le hautbois est invité d’honneur. Sa ligne virtuose le place en rival du violon, habitué depuis le XIXe siècle à parader en tête des « quatuors brillants » : de grandes échappées lui laissent la part belle. Les cordes se soustraient toutefois à son influence le temps de deux trios, dont une sonate pour piano composée par Haydn et transcrite par lui- même pour trio à cordes. Le programme prend fin avec le quatuor en fa majeur de Mozart, si intelligemment construit, qui rassemble les instruments dans une entente plus collégiale, plus équilibrée : l’ensemble devient concertant.

ADN Bach

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◊ Jean-Sébastien BACH, sonate en trio n°1 en sol majeur, BWV 530 pour flûte, violon et basse continue 
◊ J.-S. BACH, prélude de la suite n°2 en ré mineur, BWV 1008 pour violoncelle
◊ Wilhelm Friedemann BACH, sonate en trio en fa majeur, pour flûte et basse continue
◊ J.-S. BACH, prélude et fugue en do♯ mineur, BWV 849 du premier livre du Clavier bien tempéré.
◊ Carl Philipp Emanuel BACH, sonate en trio en la mineur, Wq 148 pour flûte, violon et basse continue 
◊ J.-S. BACH, sonate en trio n°6 en sol majeur, BWV 530 pour flûte, violon, violoncelle piccolo et B.C.
◊ J.-S. BACH, sonate de l’Offrande musicale en do mineur, BWV 1079

La fascination exercée par Jean-Sébastien Bach et ses fils à partir du XIXe siècle tient en partie à la concentration en quelques décennies de génies créatifs indiscutablement différents, mais unis…dans une même famille. Comment passe-t-on de la science géniale de composition du père, inspirée par une spiritualité sans faille, à la nervosité sensuelle de Wilhelm Friedemann, ou encore à la générosité lumineuse et vive de Carl Philipp Emanuel ? Comment les héritiers de Jean-Sébastien ont-ils su innover et créer sans être étouffés par le génie et l’enseignement de leur père ? Ce programme fait une place à ces deux fils en particulier dans l’univers extraordinaire de leur père. Le lien est délicat, mais perceptible.

Esprit de Waldstein

Esprit de Waldstein

◊ Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791), Trio en si♭ majeur, K502 
◊ Joseph HAYDN (1732-1809), Trio en mi♭ majeur, HK. XV:29
◊ Ludwig van BEETHOVEN(1770-1827), Trio opus 1 n° 3 en do mineur

Les deux rencontres organisées par Ferdinand von Waldstein, mécène allemand à la Cour de Maximilien François Xavier d’Autriche, entre Beethoven et Mozart, puis plus tard avec Haydn, seraient le chainon manquant de l’histoire de la musique. Beethoven héritier du langage de ses pères viennois ? « Cher Beethoven, vous allez à Vienne pour réaliser un souhait depuis longtemps exprimé : le génie de Mozart est encore en deuil et pleure la mort de son disciple: par une application incessante, recevez des mains de Haydn l’esprit de Mozart. » (Ferdinand von Waldstein dans une lettre à Beethoven, 1792)

Schubert, voyageur solitaire

Voyage d'hiver

◊ Transcription du cycle du voyage d’hiver Winterreise (1827) pour baryton et quatuor à cordes sur instruments historiques, d’après les poèmes de Wilhelm Müller (1794-1827)
◊ Deux moments musicaux op. 94, n° 2 en la♭ majeur et n°5 en fa mineur
Transcriptions pour quatuor : Gilone Gaubert-Jacques

Cette transcription pour baryton et quatuor à cordes du voyage d’hiver magnifie le romantisme tourmenté du compositeur viennois. La voix humaine et le bois des instruments historiques chantent une plainte d’une mélancolie bouleversante. Entre temps, le souffle instrumental de l’Andantino (moment musical n°2) et de l’Allegro vivace (moment musical n°5) convie l’auditeur à un jeu mélodique d’une subtilité savoureuse. Dans cet intermède instrumental, sans qu’un seul mot ne soit prononcé l’intimité est à son comble.

Ce programme peut être également donné dans son intégralité, sans adjonction de pièces instrumentales

Dès l’aube…

Dès l'aube...

◊ Joseph Haydn, quatuor à cordes Op 76 n°4 en sib Majeur « Sunrise »
◊ Wolfgang Amadeus Mozart, quatuor à cordes n° 14 KV 387 en Sol Majeur « the Spring » 
◊ 
Felix Mendelssohn, quatuor en la mineur opus 13 (1827)

« Dès l’aube… » convie les auditeurs au coeur d’un moment musical précieux, passage magique du classicisme au romantisme Allemand. Il réunit trois grands maîtres du genre, acteurs géniaux de cet éveil du romantisme : Mozart et Haydn, par ces quatuors au titre évocateur, inscrivent l’homme dans une nature sublimée ; Mendelssohn tout juste âgé de 18 ans, offre avec l’opus 13 un chef d’oeuvre contrasté, fleuri et tourmenté, et vivement empreint de sa fascination pour Beethoven, mort quelques mois auparavant. « Dès l’aube… » est tout à la fois un hommage et un manifeste.