Archives de catégorie : Les musiciens invités

Daniel Isoir

Daniel IsoirenbDaniel Isoir, né à Paris de parents organistes , se passionne très tôt pour le jeu sur pianoforte et sa facture. Il restaure avec son père un pianoforte anglais de Clementi, qui lui révèle la richesse de ses possibilités sonores et expressives. Parallèlement à de solides études de piano moderne qui l’amènent à travailler sous la direction de pianistes tels que Luisa Sorin, Gilles Bérard, Paul Badura-Skoda, puis avec Evgeny Koroliov à la Hochschule de Hambourg, il pratique avec passion la musique de chambre et l’accompagnement de chanteurs sur toutes sortes de répertoires.

C’est cet intérêt pour la musique de chambre et le jeu sur instruments historiques qui l’amène à fonder en 2006 « La Petite Symphonie ». Cet ensemble, à un instrumentiste par partie et sans chef lui permet de mettre en relation son activité chambriste avec le grand répertoire symphonique du 18ème siècle. Avec un petit groupe de musiciens, il interprète au pianoforte, en tant que continuiste, des symphonies de Haydn, Mozart, Kraus, Carl Philip Emanuel ou Wilhelm Friedemann Bach. Il a également le bonheur de redécouvrir le répertoire concertant pour pianoforte avec tout le naturel et la souplesse que permet une exécution en petite formation. Le premier disque qu’il a enregistré avec son ensemble , pour le label AgOgique, était justement consacré à trois grands concertos de Mozart: les K.415, 449 et 595, et a été salué par de nombreuses et élogieuses critiques dans les journaux spécialisés.

Daniel Isoir a aussi d’autres enregistrements à son actif, sur pianos historiques ou piano moderne pour divers labels (alpha, Pianovox, Pavane) , Il collabore également depuis plusieurs années avec le baryton Arnaud Marzorati dans un travail passionnant de redécouverte et réinterprétation de chansons anciennes, de Pierre-Jean de Béranger à Gustave Nadaud.

Vincent Blanchard

Vincent BlanchardnbNé en France, Vincent Blanchard étudie le hautbois au conservatoire de Châteauroux où il remporte un premier prix en 1995 dans la classe de J-P Thiébaut, il obtient ensuite un premier prix régional au conservatoire de Tours et enfin le premier prix de la ville de Paris en 1998. Parallèlement, il poursuit ses études musicales à la faculté de Tours et devient titulaire d’une maîtrise de musique puis du CAPES.

Passionné par la musique ancienne, il se tourne alors vers la pratique du hautbois baroque au conservatoire de Tours avec Michèle Vandenbroucque, et obtient en 2000 un Diplôme d’Etudes Musicales. ll se produit alors au sein de diverses formations orchestrales : ensemble « Sagittarius », « Opera Fuoco » (Dir. David Stern), « Ensemble Philidor », « Les Paladins », « La Symphonie du Marais » (Dir. Hugo Reyne), « Concerto Köln », « Les Arts Florissants » (Dir. W. Christie), ainsi que l’ensemble « Matheus » et « Les Talents Lyriques ».
Ces différents ensembles l’amènent à se produire dans de nombreux festivals en France et à l’étranger (Allemagne, Pays-Bas, Japon, Etats-Unis).

Sophie Cerf

Sophie CerfnbAprès un cursus universitaire en musicologie, Sophie Cerf a étudié l’alto au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. En 1992, elle a remporté le Concours National des Jeunes Altistes. Elle a participé à « L’Orchestre Français des Jeunes » pendant trois saisons (1991, 1992 et 1994) en tant qu’alto solo, sous la direction d’Emmanuel Krivine et de Marek Janowski.

Sophie Cerf enseigne l’alto au conservatoire de Chartres depuis 1996.

S’intéressant aux instruments anciens, elle est membre de l’ensemble « Stradivaria » (Dir. Daniel Cuiller) et de « La Chambre Philharmonique » (Dir. Emmanuel Krivine). Elle a participé à des nombreux concerts et à une vingtaine d’enregistrements avec « L’Ensemble Baroque De Limoges » (Dir. Christophe Coin), « Le Concert Spirituel » (Dir. Hervé Niquet), « Les Folies Françaises » (Dir. Patrick Cohen Akenine), « Doulce Mémoire » (Dir. Denis Raisin Dadre), « Le Salon Romantique » (Dir. Pierre Franck), « Stradivaria » et « La Chambre Philharmonique ».

Jocelyn Daubigney

Jocelyn DaubigneynbNé en 1964 à Paris, Jocelyn Daubigney étudie la flûte Böehm avec Raymond Guiot, Alain Marion et Ida Ribéra. A l’issue de ce parcours, deux premiers prix de la Ville de Paris lui seront décernés en 1981 et 1982.

Son intérêt pour la musique ancienne le conduit à travailler avec Pierre Séchet au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il obtient en 1988 un premier prix . Puis sous la conduite de Barthold Kuijken au Conservatoire Royal de Bruxelles, il remporte en 1991 le diplôme supérieur d’exécution avec « grande distinction ».

Jocelyn Daubigney joue et enregistre avec différentes formations baroques :

« Les Talens Lyriques » (Dir. Christophe Rousset) avec lequel il se produit en tant que flûte solo au sein de l’orchestre mais aussi en musique de chambre, « Le Concert Spirituel » (Dir. Hervé Niquet), « La Grande Écurie » (Dir. J-C Malgoire), « L’Orchestre des Champs-Elysées » (Dir. Philippe Herreweghe), « Les Folies Françaises » (Dir. Patrick Cohen), « L’Ensemble Philidor », « Le Concert D’Astrée » (Dir. Emmanuelle Haïm).

En 1995, il effectue pour Deustche Harmonia Mundi, l’enregistrement de l’intégrale des Fantaisies pour flûte seule de Georg-Philipp Telemann.

Pour Naxos, il enregistre deux volumes de cantates françaises consacrés à Louis-Nicolas Clérambault puis l’intégrale des Concertos pour cinq flûtes de Joseph-Bodin de Boismortier, disque qui reçoit à sa sortie un Choc du monde de la musique.

En Décembre 2005, au Carnegie Hall de New York, point d’orgue d’une tournée qui le conduit successivement en France en Italie et en Suisse, il interprète en compagnie des « Talens Lyriques » et de Christophe Rousset, le concerto en Do Majeur pour flûte et orchestre de Jean-Marie Leclair.

En 2007, année essentiellement consacrée à Jean-Sébatien Bach et ses fils, il enregistre avec les mêmes artistes, l’unique concerto en Ré Majeur de Wilhelm Friedemann Bach pour le label Ambroisie/Naïve récemment paru sous le nom de « BACH DYNASTIE ».

Puis, invité à Bern la même année, il se produit aux côtés de Christophe Rousset pour un récital flûte et clavecin autour d’œuvres de Jean-Sébatien Bach, Wilhelm Friedemann Bach et Carl-Philipp-Emmanuel Bach.

En 2013, il est amené à occuper de façon permanente le poste de flûte solo au sein d’ »INSULA ORCHESTRA » sous la direction de Laurence Equilbey.

Depuis 2014, il occupe les fonctions de professeur de Traverso au CRC de Marly le Roy.

Jean-Marc Haddad

jean MarcnbDiplomé de l’Académie Rubin de Jérusalem (1987) et du Royal Northern College of Music de Manchester (1991) en classe de violon, puis du Rotterdam Conservatorium (1996) en classe d’alto, Jean Marc Haddad poursuit sa recherche violonistique à travers l’ apprentissage de la musique baroque, notamment auprès de Stefano Montanari à la Civica Scuola di Musica di Milano.

Il intègre en 1997 « L’Orchestre des Champs Elysées » (Dir. Philippe Herreweghe) puis en 1999 « Les Talens Lyriques » (Dir. Christophe Rousset) avec lesquels il se produit régulièrement.
En parallèle, il rejoint les ensembles « Pulcinella » (Dir. Ophélie Gaillard), « Accademia Bizantina » (Dir. Ottavio Dantone), « La Chambre Philharmonique » (Dir. Emmanuel Krivine), « Les Musiciens du Louvre » (Dir. Marc Minkowski).

Prochainement, il se produira avec « L’Orchestre des Champs Elysées » en tournée européenne avec un programme Beethoven ainsi que les Sept dernières paroles du Christ de Haydn puis avec « Les Talens Lyriques » notamment dans Alceste de Gluck.

Depuis 2015, Jean Marc Haddad participe aux Opéras d’été de Dinard en tant que violon solo avec l’ensemble « Barokopera Amsterdam » (Dir. Frédérique Chauvet) et rejoint l’ensemble « Les Heures du Jour » (Dir. Emmanuel Jacques).

David Chivers

david 2015-23nbD’origine Franco-Américaine, David Chivers obtient en 2001 son diplôme d’interprétation avec mention “excellence” à la Guildhall School of Music de Londres. Ayant remporté en 2002 le 1er prix du Concours International de Croydon, il interprète les grands concertos romantiques avec divers orchestres: Elgar, Brahms, Tchaikovsky, Sibelius.

Demandé en tant que violon solo, il est invité par le « Hong Kong Sinfonietta », « Bayerische Kammerphilharmonie », « City of Birmingham Orchestra », « Scottish Chamber Orchestra » et « L’Orchestre Révolutionnaire et Romantique » sous la direction de J.E. Gardiner. Il obtient en 2010 un poste de soliste au « Royal Scottish National Orchestra ».

De retour en France en 2012, il décide de se consacrer à la musique ancienne. Parallèlement à son cursus de perfectionnement auprès de Patrick Cohen-Akénïne, David est invité d’ensembles tels « Le Poème Harmonique », « La Chambre Philharmonique », « Opéra Fuoco », « Pulcinella » et « Insula Orchestra ».

Bertrand Cuiller

Bertrand Cuiller-Jean-Baptiste MillotnbNé dans une famille de musiciens, Bertrand Cuiller a débuté le clavecin à 8 ans avec sa mère Jocelyne. A treize ans il a rencontré Pierre Hantaï, qui fut son mentor pendant plusieurs années. Il a également étudié le clavecin au CNSMD de Paris auprès de Christophe Rousset. Passionné par le son du cor, il a appris à jouer les cors baroque et moderne. En 1998, il remportait à 19 ans le troisième prix du concours international de clavecin de Bruges.

Bertrand Cuiller se consacre au répertoire soliste pour clavecin, dont il affectionne particulièrement les compositeurs anglais William Byrd et John Bull, qu’il a enregistré pour les labels Mirare et Alpha (albums « Mr Tomkins his Lessons of Worthe » et « Pescodd Time »). Il a également gravé pour ces labels des concertos de Johann Sebastian Bach avec l’ensemble « Stradivaria », ainsi qu’un album Scarlatti-Soler.

Il se produit comme chambriste avec Bruno Cocset et « Les Basses Réunies », au sein de « La Rêveuse », ainsi qu’en duo avec la violoniste Sophie Gent.

Bertrand Cuiller dirigeait à l’hiver 2012-2013 Venus & Adonis de John Blow, avec Céline Scheen, Marc Mauillon, le choeur et l’orchestre des « Musicien du Paradis » ainsi que « La Maîtrise de Caen », dans une mise en scène de Louise Moaty.

A la suite de cette expérience, Bertrand Cuiller créait en 2014 « Le Caravansérail ».., ensemble de musique baroque, dans le but de monter des projets autour de compositeurs qui lui tiennent à coeur et qu’il souhaite explorer en plus grand effectif.

Le dernier disque de Bertrand Cuiller, l’intégrale de l’oeuvre pour clavecin de Jean-Philippe Rameau, a reçu un accueil chaleureux de la critique (Diapason d’Or, Choc de l’année 2015 Classica).

Bertrand Cuiller et « Le Caravansérail ».. sont en résidence à la Fondation Royaumont de 2014 à 2017.

Alain Buet

BUET AlainnbAprès des études au CNR de Caen et au CNSM de Paris, le travail avec le grand professeur américain Richard Miller va marquer l’engagement d’Alain Buet dans le monde de la musique. Il entame une carrière de soliste et de pédagogue enrichie par des rencontres stimulantes avec des chefs comme Robert Weddle, Jean-Claude Malgoire, Emmanuel Krivine, Olivier Schneebeli, Antony Hermus, Thomas Zehetmayr, François-Xavier Roth, Mathieu Romano, Hervé Niquet, William Christie, Christophe Rousset, Olari Elts, Emmanuelle Haïm, Raphaël Pichon, Jérémie Rohrer, Laurence Equilbey, David Stern, Arie van Beek, Jacques Mercier, Jean-Marc Andrieu, Lionel Sow, Johan Fargeot, Martin Gester, etc. et des instrumentistes tels Laurent Stewart, Zhu Xiao Mei, Emmanuel Strosser, Alexandre Tharaud, Marie-José Delvincourt, Claire Désert, Rémy Cardinale, Grégory Ballesteros, les quatuors Ardeo, Varese, Syntonia…
Une voix claire et chaude, un goût de la découverte le portent à chanter un vaste répertoire du XVIème siècle profane et religieux. Il est régulièrement invité par les meilleurs festivals internationaux (Beaune, Epau, La Chaise-Dieu, Les Promenades Musicales en Pays d’Auge, Les folles journées de Nantes, Septembre Musical de l’Orne, Versailles (Chapelle Royale et Opéra), Fez, Innsbruck, Istanbul, New York, Cremone, Parme, Pékin, Beethoven Fest à Bonn, Leipzig, festival J.S. Bach à Lausanne, Amsterdam (Concertgebauw)…
Grâce à Jean-Claude Malgoire, son expérience de la scène se développe : Agrippine de Haendel (Lesbos, en 2003), Les Noces de Figaro de Mozart (le Comte, en 2004), Gianni Schicchi de G. Puccini (Simone, en 2004). David et Jonathas de Marc-Antoine Charpentier (Saül, en 2004) avec « Les Arts Florissants » sous la direction de William Christie, (tournée en Amérique Latine), au Châtelet Bastien et Bastienne de Mozart (Colas, en 2005) sous la direction de Jean-Claude Malgoire. Allazim dans Zaïde de Mozart, en tournée en 2006-2007 avec l’Orchestre de Basse-Normandie sous la direction de Dominique Debart, Eufemiano dans Il Sant’Alessio de Landi, en tournée internationale en 2007 et 2008 avec « Les Arts Florissants » sous la direction de William Christie. Il a également été Arcalaüs dans Amadis de Lully avec Olivier Schneebeli aux théâtres d’Avignon et de Massy et Dorimon dans La Fausse Magie de Grétry avec Jérôme Corréas aux théâtres de Metz, Reims et Rennes. En 2012, il participa à la création de l’opéra Caravage de Suzanne Giraud au Théâtre de Metz avec François-Xavier Roth. Argant dans Tancrède de Campra en 2014 à l’Opéra d’Avignon et au Théâtre Royal de Versailles sous la direction d’Olivier Schneebeli puis Golaud dans Pelléas et Mélisande de Debussy en 2015 avec Jean-Claude Malgoire à l’Atelier Lyrique de Tourcoing. Il chantera Wolfram dans Tanhaüser de Richard Wagner sous la direction de Jean-Claude Malgoire en février 2016.

Une discographie déjà abondante vient de s’enrichir de plusieurs enregistrements : Stefano Landi avec l’ensemble « L’Arpeggiata » (chez Alpha) et Il Sant’Alessio avec « Les Arts Florissants » de William Christie, Grands motets de Richard Delalande sous la direction de Martin Gester avec « Le Parlement de Musique » (chez Opus 111). Sous la direction de Hervé Niquet avec « Le Concert Spirituel » : Leçons de Ténèbres de M.A. Charpentier, Daphnis et Chloé de J.B Boismortier, Grands motets de Desmaret (chez Glossa). Sous la direction de Jean-Claude Malgoire : Requiem de Gossec, Requiem de Mozart (chez K 617). Les Vespres de M.A. Charpentier sous la direction d’Olivier Schneebeli (chez Alpha) et La cantate Thétis de J.Ph. Rameau avec « Les Musiciens de Monsieur Croche » (chez Alpha). Jephté de Haendel sous la direction de David Stern (chez Arion). Quatuor à cordes n° II avec voix d’Olivier Greif avec l’ensemble « Syntonia » (chez Zig-Zag) ainsi que Les cantates du Prix de Rome de C. Debussy avec l’orchestre philharmonique de la radio de Bruxelles, sous la direction de Hervé Niquet chez Glossa, chez Ricercar La Mort d’Abel de Kreutzer avec Guy van Waas. En 2015 sont parus : La création des Vespres de la Vierge pour chœur, ténor et baryton de Philippe Hersant sous la direction de Lionel Sow, les opéras Dardanus, Le Temple de la Gloire et Les Fêtes de l’Hymen et de l’Amour de Jean Philippe Rameau sous les directions de Raphaël Pichon, Guy van Waas et Hervé Niquet.

Alain Buet est fondateur et animateur de l’ensemble « Les Musiciens du Paradis ». Titulaire du Certificat d’Aptitude, il enseigne le chant depuis 2007 au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris.